Je sais ça fait un certain temps que je n'ai pas poster. Mais j'ai été très occupé. Histoire de faire les choses en douceur aussi bien pour vous que pour moi. Je vais illustrer un exemple précis de décalage entre sens logiciel et sens logique: le réglage du son.
Lorsque vous réglez le son sur votre ordinateur, vous réglez naturellement par rapport au son qui sort des enceintes. C'est logique, mais ce n'est pas logiciel ( ^^). Bref, pour l'ordinateur, le son sortant des enceintes dépend de plusieurs données. Il y a tout d'abord le niveau sonore inscrit dans le fichier, probablement mp3. Ce niveau existe forcément puisqu'il y a des sons plus forts que d'autres dans une chanson. En général, on n'y touche pas. Ensuite, il y a une couche logiciel, qui peut réduire ou amplifier ce son. Cela se règle au niveau du logiciel. Enfin, il y a la couche matériel, le volume sur lequel sont réglées les enceintes.
Le niveau sonore résultant est issu de ces trois réglages. En général, on règle les deux derniers pour obtenir le niveau sonore voulu. Le réglage matériel est le plus stable, on ne change pas d'enceinte régulièrement. Le réglage logiciel peut varier. Tous les logiciels ne gèrent pas le son de la même manière, si on ne veut pas avoir à modifier le réglage matériel, on joue sur le réglage logiciel. Mais il faut le faire pour chaque logiciel qui envoie du son.
Demeure le problème des fichiers. Dans une bibliothèque de fichiers de provenances diverses, les morceaux peuvent être encodé en des niveaux sonores différents. Il est particulièrement pénible de régler le niveau entre deux chansons. Pour y remédier, il existe des logiciels pour uniformiser le niveau sonore de plusieurs fichiers de musique. Mais je suis d'un naturel paresseux, vous avez du le remarquer. Je propose donc quelque chose de plus simple pour l'utilisateur.
En sens logique, quand on règle le son, on règle le niveau sonore sortant. C'est sur ce dernier qu'on se base. Le réglage se fait à travers le retour que l'on a. Je propose donc de reprendre ce principe et de centraliser tous les réglages logiciels et matériels en un seul qui serait fonction du niveau sonore sortant.
Pratiquement, l'utilisateur détermine un niveau sonore moyen et l'ordinateur adapte les réglages pour que la moyenne sonore de chaque fichier soit égale à la moyenne choisie par l'utilisateur. On pourra éventuellement utiliser le micro pour mesurer le retour. Les indicateurs sonores du système d'exploitation seraient également mis à niveau pour être audible dans le musique mais sans faire sursauter l'utilisateur.
mardi 25 novembre 2008
vendredi 14 novembre 2008
Les hyperliens automatiques
Je sais je suis un peu en retard, enfin si on considère que je vis à GMT+1. En fonction de l'heure à laquelle vit blogger peut-être que ce billet arrivera hier, enfin vendredi quoi. C'est déjà un exemple de décalage entre le sens logique et le sens logiciel. J'avais évoqué le coût exorbitant pour l'utilisateur s'il devait mettre en place lui-même tous les tags liés à un image. S'il y en avait seulement quelques-uns, ça serait sans doute faisable, mais notre cerveau peut créer beaucoup trop de lien à partir d'un seul élément.
Tout d'abord, nous ne pouvons pas contrôler notre pensée. Dire à quelque de ne pas penser à un éléphant rose est le meilleur moyen pour que cette personne y pense. Je ne vais pas chercher d'explication psychologique ou autre, mais lorsqu'on perçoit une information, on y associe forcément quelque chose, ne serait-ce que son sens quand il s'agit d'un mot. Au contraire, une machine ne fait que ce qu'on lui dit. Elle ne crée que les liens qu'on lui dit de créer.
S'ajoute à cela le principe d'omniciel. Il est plus facile de créer un lien vers des fichiers qu'on peut lire, comme notre cerveau s'occupe de tous les types de fichiers il peut les relier entre eux. On peut aussi prendre en compte notre capacité à raisonner sur le sens plutôt que sur le mot. Quand vous entrez "batterie" dans Google, vous avez un référencement des pages qui utilisent ce mot. Il y aura plusieurs pages pour chaque utilisation du terme. Notre cerveau au contraire référencerait plutôt les utilisations. On aboutit à moins de possibilités, mais chaque utilisation se place dans un champ qui la relie automatiquement à d'autres termes. Et cela peut aller très loin et très vite.
Tout d'abord, nous ne pouvons pas contrôler notre pensée. Dire à quelque de ne pas penser à un éléphant rose est le meilleur moyen pour que cette personne y pense. Je ne vais pas chercher d'explication psychologique ou autre, mais lorsqu'on perçoit une information, on y associe forcément quelque chose, ne serait-ce que son sens quand il s'agit d'un mot. Au contraire, une machine ne fait que ce qu'on lui dit. Elle ne crée que les liens qu'on lui dit de créer.
S'ajoute à cela le principe d'omniciel. Il est plus facile de créer un lien vers des fichiers qu'on peut lire, comme notre cerveau s'occupe de tous les types de fichiers il peut les relier entre eux. On peut aussi prendre en compte notre capacité à raisonner sur le sens plutôt que sur le mot. Quand vous entrez "batterie" dans Google, vous avez un référencement des pages qui utilisent ce mot. Il y aura plusieurs pages pour chaque utilisation du terme. Notre cerveau au contraire référencerait plutôt les utilisations. On aboutit à moins de possibilités, mais chaque utilisation se place dans un champ qui la relie automatiquement à d'autres termes. Et cela peut aller très loin et très vite.
jeudi 13 novembre 2008
Une petite explication
Voilà le topo, il est tard, je lève tôt demain. Je sais bien que si je lance sur une réflexion autour des hyperliens, de l'entendement ou de la représentation, j'en ai pour une heure ou deux. Afin de poursuivre dans mon délire qui consiste à publier un billet par jour en faisant comme si j'avais des lecteurs, je profite de l'occasion pour donner quelques explications. Jusqu'au billet sur le classement chaotique, mes idées étaient en quelque sorte ordonnées. Le thème du chaos a été prémonitoire puisque c'est le mot qui correspond à l'état logique de ce que je n'ai pas encore expliqué.
Je veux dire par là que mes premiers billets ont été mûrement réfléchis. La suite de la réflexion n'est pas encore établi. Je ne sais pas si ça se voit déjà pour le classement chaotique, mais je l'ai senti à la rédaction. Ce fut le billet le plus long et le plus difficile à écrire. Comme le reste n'est pas structuré et encore moins linéarisé, je vais abandonner toute idée de structure et dire les choses comme elles me viennent au jour le jour. J'aurais quand même une sorte de carnet de bord pour dire quoi j'ai parlé. Je ferais en sorte de lancer, à chaque billet, une idée ou une piste pour rapprocher le sens logiciel du sens logique. J'espère que je ne vais pas trop radoter.
A part ça, je vais participer à une manifestation pendant la semaine prochaine, je participe à une manifestation appelée "les Doctoriales 2008". C'est un peu comme la Star'ac sans éliminations mais avec 80 doctorants de diverses matières qu'on essaie de faire travailler ensemble. Je pense que ça peut être très drôle. Il se pourrait, mais ce n'est pas encore sûr, que je fasse un journal de cette semaine. Je ne vais pas créer un autre blog pour le faire et puis c'est moi qui commande ici. Il n'y a pas réellement de lecteur, personne ne peut se plaindre de ce que je fais. Au passage, ce billet est le second tagué "métacom" pour métacommunication. En gros, ça veut dire que ce billet parle du blog au lieu de se cantonner de son contenu.
Je veux dire par là que mes premiers billets ont été mûrement réfléchis. La suite de la réflexion n'est pas encore établi. Je ne sais pas si ça se voit déjà pour le classement chaotique, mais je l'ai senti à la rédaction. Ce fut le billet le plus long et le plus difficile à écrire. Comme le reste n'est pas structuré et encore moins linéarisé, je vais abandonner toute idée de structure et dire les choses comme elles me viennent au jour le jour. J'aurais quand même une sorte de carnet de bord pour dire quoi j'ai parlé. Je ferais en sorte de lancer, à chaque billet, une idée ou une piste pour rapprocher le sens logiciel du sens logique. J'espère que je ne vais pas trop radoter.
A part ça, je vais participer à une manifestation pendant la semaine prochaine, je participe à une manifestation appelée "les Doctoriales 2008". C'est un peu comme la Star'ac sans éliminations mais avec 80 doctorants de diverses matières qu'on essaie de faire travailler ensemble. Je pense que ça peut être très drôle. Il se pourrait, mais ce n'est pas encore sûr, que je fasse un journal de cette semaine. Je ne vais pas créer un autre blog pour le faire et puis c'est moi qui commande ici. Il n'y a pas réellement de lecteur, personne ne peut se plaindre de ce que je fais. Au passage, ce billet est le second tagué "métacom" pour métacommunication. En gros, ça veut dire que ce billet parle du blog au lieu de se cantonner de son contenu.
mercredi 12 novembre 2008
La malléabilité des représentations
Revenons à notre ensemble de livre. Imaginons que vous soyez de manière très claire leur rangement dans votre bibliothèque. Vous imaginez donc dans votre tête les différences façon de les ranger et vous obtenez une image mentale, une représentation, très claire du résultat. Vous pouvez imaginez que vous les classer selon différents critères avant de choisir celui qui convient le mieux. Pourquoi est-ce plus facile de réfléchir au classement avant de classer réellement plutôt que de tester plusieurs manières de le faire ?
Tout simplement parce que tester dans le monde matériel coûte beaucoup d'énergie que dans le monde des représentations. Dans ce monde, vous ne faites que manipulez de l'information. Modifier une information, qui plus est dans votre cerveau, est plus facile que remplir une bibliothèque. Cela ne prend qu'un instant d'imaginer un autre critère de rangement. Certes, selon le nombre d'éléments à prendre en compte, il peut être difficile de se le représenter. Cela nous renvoie à la différence entre l'entendement et la représentation. Ce point sera traité plus tard.
Le côté pratique de l'informatique repose aussi sur une réduction de l'énergie à dépenser pour réaliser une tâche. Par exemple, recopier un texte se fait rapidement grâce à des raccourcis. Ces mêmes raccourcis sont des réductions de l'énergie nécessaire pour réaliser des tâches dont les commandes "non-raccourcis" peuvent être une peu plus longue. Par exemple Ctrl+C demande moins d'énergie que de déplacer la souris pour cliquer sur Edition/Copier. On peut également réorganiser ces fichiers assez facilement. Mais un fichier est toujours à un seul endroit. On peut mettre des copies, ou des raccourcis, mais c'est exactement comme mettre un autre exemplaire du livre à un autre endroit de la bibliothèque.
Certes, il existe des outils de recherche. Un livre traitant de deux thèmes pourra être retrouver par un recherche sur l'un ou l'autre des thèmes ou les deux. Mais ça fonctionne parce que l'outil en question est capable de comprendre, dans une certaine mesure, le contenu d'un fichier texte. Jouons les vicieux et considérons une image ou plutôt une photo. Sans élément tangible au sens logiciel (titre, date, taille...), c'est très compliqué de retrouver une photo. Les gens ordonnés peuvent mettre en place des classifications très précises et efficaces. Mais cela dépend des besoins et demande du travail et de l'énergie, le contraire du classement chaotique.
De plus une photo de famille représentant l'île de la Réunion doit-elle aller dans le dossier "Famille" ou le dossier "Réunion". En considérant que les deux dossiers existent et contiennent déjà des photos, on hésiterait plutôt entre "Famille/Réunion" et "Réunion/Famille". En sens logique, elle EST simultanément dans les deux, en sens logiciel, il faut choisir. J'en vois déjà un qui lève le doigt en me disant que les tags permettent de faire ça. C'est en partie vrai, en partie seulement. Taguer le photo avec "Famille" et "Réunion" permet de la retrouver via les deux mots-clés. Le tag est un solution pour donner un sens logicielle aux associations autour du contenu d'un fichier, mais il faut dépenser de l'énergie pour le mettre en place.
Il faut aller plus loin dans l'utilisation du tag qui doit devenir plus qu'un mot-clé. Plutôt que de compliqué les explications, je vais partir de quelque chose qui existe. L'historique des navigateurs internet permet d'afficher et de classer les sites par date, par fréquentation, par site... C'est ce que je voudrais mais pour tout les restes et pour tous les critères imaginables. Le souci est que jusqu'à présent, les tags ne sont pas tagués. Je pousse peut-être le bouchon, mais les tags ont, à ma connaissance, tous le même statut. On ne peut pas savoir que le critère "Réunion" correspond à un lieu et non pas à une activité.
Malgré tout, même si un tel outil existait, je doute que je m'en servirais. Il y a un gros problème pratique à son utilisation. Il pourrait y avoir une infinité de catégories de tags et il faudrait les définir pour chaque fichier. C'est trop coûteux en temps et en énergie. Cela nous ramène en plein dans les sens logiciel et le sens logique. Les deux points à traiter à partir de cette réflexion sont:
Tout simplement parce que tester dans le monde matériel coûte beaucoup d'énergie que dans le monde des représentations. Dans ce monde, vous ne faites que manipulez de l'information. Modifier une information, qui plus est dans votre cerveau, est plus facile que remplir une bibliothèque. Cela ne prend qu'un instant d'imaginer un autre critère de rangement. Certes, selon le nombre d'éléments à prendre en compte, il peut être difficile de se le représenter. Cela nous renvoie à la différence entre l'entendement et la représentation. Ce point sera traité plus tard.
Le côté pratique de l'informatique repose aussi sur une réduction de l'énergie à dépenser pour réaliser une tâche. Par exemple, recopier un texte se fait rapidement grâce à des raccourcis. Ces mêmes raccourcis sont des réductions de l'énergie nécessaire pour réaliser des tâches dont les commandes "non-raccourcis" peuvent être une peu plus longue. Par exemple Ctrl+C demande moins d'énergie que de déplacer la souris pour cliquer sur Edition/Copier. On peut également réorganiser ces fichiers assez facilement. Mais un fichier est toujours à un seul endroit. On peut mettre des copies, ou des raccourcis, mais c'est exactement comme mettre un autre exemplaire du livre à un autre endroit de la bibliothèque.
Certes, il existe des outils de recherche. Un livre traitant de deux thèmes pourra être retrouver par un recherche sur l'un ou l'autre des thèmes ou les deux. Mais ça fonctionne parce que l'outil en question est capable de comprendre, dans une certaine mesure, le contenu d'un fichier texte. Jouons les vicieux et considérons une image ou plutôt une photo. Sans élément tangible au sens logiciel (titre, date, taille...), c'est très compliqué de retrouver une photo. Les gens ordonnés peuvent mettre en place des classifications très précises et efficaces. Mais cela dépend des besoins et demande du travail et de l'énergie, le contraire du classement chaotique.
De plus une photo de famille représentant l'île de la Réunion doit-elle aller dans le dossier "Famille" ou le dossier "Réunion". En considérant que les deux dossiers existent et contiennent déjà des photos, on hésiterait plutôt entre "Famille/Réunion" et "Réunion/Famille". En sens logique, elle EST simultanément dans les deux, en sens logiciel, il faut choisir. J'en vois déjà un qui lève le doigt en me disant que les tags permettent de faire ça. C'est en partie vrai, en partie seulement. Taguer le photo avec "Famille" et "Réunion" permet de la retrouver via les deux mots-clés. Le tag est un solution pour donner un sens logicielle aux associations autour du contenu d'un fichier, mais il faut dépenser de l'énergie pour le mettre en place.
Il faut aller plus loin dans l'utilisation du tag qui doit devenir plus qu'un mot-clé. Plutôt que de compliqué les explications, je vais partir de quelque chose qui existe. L'historique des navigateurs internet permet d'afficher et de classer les sites par date, par fréquentation, par site... C'est ce que je voudrais mais pour tout les restes et pour tous les critères imaginables. Le souci est que jusqu'à présent, les tags ne sont pas tagués. Je pousse peut-être le bouchon, mais les tags ont, à ma connaissance, tous le même statut. On ne peut pas savoir que le critère "Réunion" correspond à un lieu et non pas à une activité.
Malgré tout, même si un tel outil existait, je doute que je m'en servirais. Il y a un gros problème pratique à son utilisation. Il pourrait y avoir une infinité de catégories de tags et il faudrait les définir pour chaque fichier. C'est trop coûteux en temps et en énergie. Cela nous ramène en plein dans les sens logiciel et le sens logique. Les deux points à traiter à partir de cette réflexion sont:
- l'entendement et la représentation
- les hyperliens automatiques
mardi 11 novembre 2008
Le classement chaotique
Les choses sérieuses commencent maintenant. Ce que je veux dire par là, c'est que je navigue à vue à partir de maintenant. Je n'ai pas encore poussé la réflexion de ce côté. Il se pourrait que ça soit moins précis et moins structuré que ce qu'il y a eu auparavant. Mais bon, je ne vais pas attendre d'avoir tout terminer pour commencer à le noter.
J'ai énoncé une série de principes qui créant du décalage logique. J'ai également dit qu'ils ne relevaient pas de l'opposition omniciel/uniciel. Ce n'est qu'en partie vrai. Le décalage logique, dont il est question dans ce billet, est lié à cette opposition. Il se pourrait qu'il en aille de même pour les autres. Rendons tout d'abord à César ce qui est à César, j'emprunte cette notion de classement chaotique à la société Xamance qui commercialise un appareil appelé la Xambox.
Cette dernière fonctionne un peu comme un documentaliste. Elle scanne les papiers qu'on lui donne, les numérise, identifie le texte sur ces derniers et identifier l'endroit où le papier est stocké. Pour retrouver un document, il suffit de faire une recherche par mots-clés et le logiciel vous indique l'endroit exact où se trouve le document. Après consultation, vous remettez le document non pas à sa place mais au sommet de la pile. La nouvelle position sera mémorisée par le logiciel. En gros, il devient inutile de classer ces documents.
La xambox apporte une réponse nouvelle à un problème très ancien, celui du classement. Imaginez un ensemble de livres que vous devez classer dans une bibliothèque. Il y a de nombreuses manières de les classer, par titre, auteur, thème, taille, couleur, collection... Il est possible de classer par exemple par collection et à l'intérieur de chaque collection de classer par auteur. Les critères sont donc hiérarchisés, la collection passe avant l'auteur. Si un auteur a publié dans deux collections, ces deux ouvrages ne seront pas physiquement proches. Sur le plan logique au contraire, il y aura un lien entre eux. Dans le monde réel, physique et tangible, on ne peut pas classer selon plusieurs critères simultanément.
La raison en est simple, un objet réel ne peut être à deux endroits en même temps et on ne peut mettre qu'un seul objet à une position précise. Dans une rangée de livre, il n'y a qu'un seul livre en première position, il faut donc un moyen de choisir entre deux livres proches lequel on met en premier. Par contre, en sens logique, un livre appartient simultanément à plusieurs groupes (auteur, collection, préférence du lecteur...). Un même peut se trouver à plusieurs endroits simultanément. Le problème de position ne se pose pas car il n'y a pas de contraintes spatiales en sens logique. Il s'agit d'un décalage entre le sens logique et le sens physique. Mais concrètement, les objets informatiques obéissent aux lois physiques, il est normal qu'elles fonctionnent de manière analogue.
La prochaine fois nous tenteront d'expliquer le classement chaotique par un autre principe:
J'ai énoncé une série de principes qui créant du décalage logique. J'ai également dit qu'ils ne relevaient pas de l'opposition omniciel/uniciel. Ce n'est qu'en partie vrai. Le décalage logique, dont il est question dans ce billet, est lié à cette opposition. Il se pourrait qu'il en aille de même pour les autres. Rendons tout d'abord à César ce qui est à César, j'emprunte cette notion de classement chaotique à la société Xamance qui commercialise un appareil appelé la Xambox.
Cette dernière fonctionne un peu comme un documentaliste. Elle scanne les papiers qu'on lui donne, les numérise, identifie le texte sur ces derniers et identifier l'endroit où le papier est stocké. Pour retrouver un document, il suffit de faire une recherche par mots-clés et le logiciel vous indique l'endroit exact où se trouve le document. Après consultation, vous remettez le document non pas à sa place mais au sommet de la pile. La nouvelle position sera mémorisée par le logiciel. En gros, il devient inutile de classer ces documents.
La xambox apporte une réponse nouvelle à un problème très ancien, celui du classement. Imaginez un ensemble de livres que vous devez classer dans une bibliothèque. Il y a de nombreuses manières de les classer, par titre, auteur, thème, taille, couleur, collection... Il est possible de classer par exemple par collection et à l'intérieur de chaque collection de classer par auteur. Les critères sont donc hiérarchisés, la collection passe avant l'auteur. Si un auteur a publié dans deux collections, ces deux ouvrages ne seront pas physiquement proches. Sur le plan logique au contraire, il y aura un lien entre eux. Dans le monde réel, physique et tangible, on ne peut pas classer selon plusieurs critères simultanément.
La raison en est simple, un objet réel ne peut être à deux endroits en même temps et on ne peut mettre qu'un seul objet à une position précise. Dans une rangée de livre, il n'y a qu'un seul livre en première position, il faut donc un moyen de choisir entre deux livres proches lequel on met en premier. Par contre, en sens logique, un livre appartient simultanément à plusieurs groupes (auteur, collection, préférence du lecteur...). Un même peut se trouver à plusieurs endroits simultanément. Le problème de position ne se pose pas car il n'y a pas de contraintes spatiales en sens logique. Il s'agit d'un décalage entre le sens logique et le sens physique. Mais concrètement, les objets informatiques obéissent aux lois physiques, il est normal qu'elles fonctionnent de manière analogue.
La prochaine fois nous tenteront d'expliquer le classement chaotique par un autre principe:
- la malléabilité des représentations
lundi 10 novembre 2008
Le décalage logique
Le décalage logique intervient lorsqu'il y a une discordance entre le sens logique que l'utilisateur donne à un truc (une action, un fichier...) et le sens logiciel donné par le machine. En informatique, c'est bien connu, il ne faut pas s'attendre à ce que l'ordinateur vous comprenne. Entre l'humain et la machine, celui qui est le plus à même de saisir le fonctionnement de l'autre, c'est l'être humain. C'est sans doute la première chose à comprendre quand on veut utiliser l'informatique. L'utilisateur doit apprendre le langage de la machine, il n'a pas le choix.
Le décalage logique n'intervient pas pour un total ignorant (ce terme n'a rien de péjoratif ici). Il apparaît uniquement lorsque quelque que l'on a appris nous amène sur une conclusion en contradiction avec le fonctionnement de la machine. Le savoir sur lequel on se base pour faire arriver à cette conclusion peut être lié à l'informatique, mais ce n'est pas obligatoire.
Pour tenter de clarifier les choses, utilisons quelques exemples. Le menu démarrer (les petits futés comprendront immédiatement sur quel OS je suis en ce moment) permet d'éteindre la machine. On trouve déjà l'opposition entre démarrer et éteindre, mais ce n'est pas tout. sous XP, on n'éteint pas son ordinateur, on l'arrête. Cela semble naturel tellement on en a l'habitude. Mais que signifie arrêter? Classiquement, arrêter une activité signifie d'y mettre fin. Par défaut, arrêter un objet signifie d'arrêter son mouvement. Arrêter le mouvement d'un ordinateur ne me semble pas évident. Par contre, éteindre un appareil électrique est très clair. On devrait pouvoir éteindre un ordinateur plutôt que de l'arrêter.
Revenons à notre texte scanné. On suppose qu'il s'agit d'un texte imprimé sur ordinateur qui a été imprimé avant d'être scanné. Nous avons donc un fichier image représentant un fichier texte. Considérons que l'utilisateur est un débutant, il pense avoir bien numérisé son texte, puisque ce dernier s'affiche correctement. Et là, il se dit "Je vais le modifier un peu" et là c'est le drame: il n'y parvient pas. Pourtant, il ne demande pas quelque chose d'extravagant, puisqu'il a pu le faire auparavant.
L'explication est toute simple, on ne modifie pas un fichier image comme un fichier texte. Mais si on se réfère au principe de l'omniciel, le cerveau humain ne différencie pas les types de fichier. S'il peut donner le sens d'un texte à une image, il est normal de pouvoir traiter ce texte en tant que texte et donc de pouvoir le modifier. En règle général, un fichier informatique possède un seul sens logiciel mais peut posséder plusieurs sens logiques. Si l'utilisateur s'attache à un sens qui ne coïncide pas avec le sens logiciel ce genre de problème peut arriver.
Je n'ai pas pour ambition de trouver une solution globale au décalage logique. Je vais juste proposer des solutions locales, pour un problème précis, lorsque j'y arrive. Finalement, je ne vais pas aborder le question des formats de fichier et du niveau d'information (sauf si je reçois des centaines de demandes ^^). Le décalage logique ne repose pas uniquement sur l'opposition omniciel/uniciel. Il y a de nombreuses choses que le cerveau humain peut alors que la machine en est incapable. Je n'ai pas encore mis en avant ces principes, j'ai juste des exemples à partir il sera peut-être possible de les identifier:
Le décalage logique n'intervient pas pour un total ignorant (ce terme n'a rien de péjoratif ici). Il apparaît uniquement lorsque quelque que l'on a appris nous amène sur une conclusion en contradiction avec le fonctionnement de la machine. Le savoir sur lequel on se base pour faire arriver à cette conclusion peut être lié à l'informatique, mais ce n'est pas obligatoire.
Pour tenter de clarifier les choses, utilisons quelques exemples. Le menu démarrer (les petits futés comprendront immédiatement sur quel OS je suis en ce moment) permet d'éteindre la machine. On trouve déjà l'opposition entre démarrer et éteindre, mais ce n'est pas tout. sous XP, on n'éteint pas son ordinateur, on l'arrête. Cela semble naturel tellement on en a l'habitude. Mais que signifie arrêter? Classiquement, arrêter une activité signifie d'y mettre fin. Par défaut, arrêter un objet signifie d'arrêter son mouvement. Arrêter le mouvement d'un ordinateur ne me semble pas évident. Par contre, éteindre un appareil électrique est très clair. On devrait pouvoir éteindre un ordinateur plutôt que de l'arrêter.
Revenons à notre texte scanné. On suppose qu'il s'agit d'un texte imprimé sur ordinateur qui a été imprimé avant d'être scanné. Nous avons donc un fichier image représentant un fichier texte. Considérons que l'utilisateur est un débutant, il pense avoir bien numérisé son texte, puisque ce dernier s'affiche correctement. Et là, il se dit "Je vais le modifier un peu" et là c'est le drame: il n'y parvient pas. Pourtant, il ne demande pas quelque chose d'extravagant, puisqu'il a pu le faire auparavant.
L'explication est toute simple, on ne modifie pas un fichier image comme un fichier texte. Mais si on se réfère au principe de l'omniciel, le cerveau humain ne différencie pas les types de fichier. S'il peut donner le sens d'un texte à une image, il est normal de pouvoir traiter ce texte en tant que texte et donc de pouvoir le modifier. En règle général, un fichier informatique possède un seul sens logiciel mais peut posséder plusieurs sens logiques. Si l'utilisateur s'attache à un sens qui ne coïncide pas avec le sens logiciel ce genre de problème peut arriver.
Je n'ai pas pour ambition de trouver une solution globale au décalage logique. Je vais juste proposer des solutions locales, pour un problème précis, lorsque j'y arrive. Finalement, je ne vais pas aborder le question des formats de fichier et du niveau d'information (sauf si je reçois des centaines de demandes ^^). Le décalage logique ne repose pas uniquement sur l'opposition omniciel/uniciel. Il y a de nombreuses choses que le cerveau humain peut alors que la machine en est incapable. Je n'ai pas encore mis en avant ces principes, j'ai juste des exemples à partir il sera peut-être possible de les identifier:
- le classement chaotique
- le rapport cause/conséquence
- la représentation et l'entendement
- la malléabilité des représentations
dimanche 9 novembre 2008
L'omniciel et les uniciels
En partant des différentes couches du sens logique, on comprend facilement qu'un texte est à la fois un texte et une image. A une plus petite échelle, une lettre est également une image. Si je vous dis d'imaginer un "A", vous voyez la lettre. Si je vous dit de la couper verticalement en deux et de séparer les deux morceaux, vous voyez deux moitiés de "A". On peut également couper un texte ou une feuille en deux. Globalement, notre esprit peut appliquer à un texte toutes les transformations applicables à une image. Pour nous, le texte en tant que texte et le texte en tant qu'image se superposent, nous passons naturellement de l'un à l'autre.
Par contre, les choses ne sont pas aussi simples sur un ordinateur. Essayez donc de faire un "A", de le couper en deux et de séparer les morceaux. Les logiciels distinguent fortement texte et image. Il existent des logiciels de reconnaissent de caractères, d'autres qui peuvent transformer un fichier texte en fichier image. Mais à ma connaissance, aucun logiciel ou format de fichier ne combine les deux en même temps.
Je m'explique, vous pouvez mettre une image dans un traitement de texte. Mais si cette image contient du texte, ce dernier ne sera pas reconnu par le logiciel. Vous ne pourrez pas faire un copier/coller du texte à l'intérieur de l'image. De la même façon, on peut mettre une zone de texte dans un logiciel de traitement d'image. Il y a alors deux cas possibles, soit la zone de texte reste une zone de texte et ne peut pas être traitée comme une image, soit la zone de texte disparaît une fois le texte validé, ce dernier devient alors une image mais ne peut plus être traité en tant que texte.
Certes, il est possible que des fonctions permettant de gérer le texte comme une image existe. Je ne prétends pas connaître tous les logiciels de PAO. Mais ceci n'est qu'un exemple pour illustrer un concept. Notre cerveau jongle naturellement avec les différentes couches logiques alors que c'est difficile sur ordinateur. Cela vient selon moi d'une différence fondamentale dans entre le fonctionnement du cerveau et celui de l'ordinateur. S'il existait un ordinateur fonctionnant comme notre cerveau de ce point de vue, il aurait un seul et unique logiciel permettant de gérer tous les formats de fichier et qu'on pourrait appeler un omniciel. Bien sûr, l'omniciel n'existe pas. On pourrait le rapprocher du système d'exploitation, mais la ressemblance est trompeuse. Si un logiciel gérait tous les formats de fichiers, il le ferait en utilisant un sous-logiciel pour chaque format et également pour passer d'un format à un autre. Ces logiciels s'opposent au principe de l'omniciel, je les appelle donc les uniciels. En informatique, il n'y a que des uniciels.
Il faut préciser que le terme "format de fichier" est à prendre ici au sens de "type de fichier". Je ne pousse le vice jusqu'à prendre en compte les différents types de fichier texte ou de fichier image. Cela viendra peut-être, mais pour l'instant. Leur existence est lié à une problématique de niveau d'information.
Reprenons, notre cerveau fonctionne selon le principe d'un omniciel les ordinateurs utilisent au contraire un bataillon d'uniciels. Cette différence est à l'origine de certaines incompréhensions homme-machine. C'est un des prochains points que nous aborderons:
Par contre, les choses ne sont pas aussi simples sur un ordinateur. Essayez donc de faire un "A", de le couper en deux et de séparer les morceaux. Les logiciels distinguent fortement texte et image. Il existent des logiciels de reconnaissent de caractères, d'autres qui peuvent transformer un fichier texte en fichier image. Mais à ma connaissance, aucun logiciel ou format de fichier ne combine les deux en même temps.
Je m'explique, vous pouvez mettre une image dans un traitement de texte. Mais si cette image contient du texte, ce dernier ne sera pas reconnu par le logiciel. Vous ne pourrez pas faire un copier/coller du texte à l'intérieur de l'image. De la même façon, on peut mettre une zone de texte dans un logiciel de traitement d'image. Il y a alors deux cas possibles, soit la zone de texte reste une zone de texte et ne peut pas être traitée comme une image, soit la zone de texte disparaît une fois le texte validé, ce dernier devient alors une image mais ne peut plus être traité en tant que texte.
Certes, il est possible que des fonctions permettant de gérer le texte comme une image existe. Je ne prétends pas connaître tous les logiciels de PAO. Mais ceci n'est qu'un exemple pour illustrer un concept. Notre cerveau jongle naturellement avec les différentes couches logiques alors que c'est difficile sur ordinateur. Cela vient selon moi d'une différence fondamentale dans entre le fonctionnement du cerveau et celui de l'ordinateur. S'il existait un ordinateur fonctionnant comme notre cerveau de ce point de vue, il aurait un seul et unique logiciel permettant de gérer tous les formats de fichier et qu'on pourrait appeler un omniciel. Bien sûr, l'omniciel n'existe pas. On pourrait le rapprocher du système d'exploitation, mais la ressemblance est trompeuse. Si un logiciel gérait tous les formats de fichiers, il le ferait en utilisant un sous-logiciel pour chaque format et également pour passer d'un format à un autre. Ces logiciels s'opposent au principe de l'omniciel, je les appelle donc les uniciels. En informatique, il n'y a que des uniciels.
Il faut préciser que le terme "format de fichier" est à prendre ici au sens de "type de fichier". Je ne pousse le vice jusqu'à prendre en compte les différents types de fichier texte ou de fichier image. Cela viendra peut-être, mais pour l'instant. Leur existence est lié à une problématique de niveau d'information.
Reprenons, notre cerveau fonctionne selon le principe d'un omniciel les ordinateurs utilisent au contraire un bataillon d'uniciels. Cette différence est à l'origine de certaines incompréhensions homme-machine. C'est un des prochains points que nous aborderons:
- le décalage logique
- les niveaux d'information et les formats de fichiers
samedi 8 novembre 2008
Les couches du sens logique
Continuons sur notre lancée en précisant un peu le sens logique. Reprenons l'exemple du texte écrit sur une feuille. Le wetware donne à cet feuille un sens de texte, mais ce n'est pas si simple que ça. Vous y voyez un texte, mais vous voyez aussi autre chose. La feuille est avant tout une feuille et c'est cette feuille qui porte le texte. Avant d'identifier le texte, on identifie la feuille. Cela crée un cadre qui conditionne la manière dont on perçoit son contenu, à savoir le texte.
Maintenant, demandons-nous quel sens une personne ne sachant pas lire donnerait à ce texte. Je vais même aller plus loin et prendre plutôt une personne pour qui l'écriture n'existe pas. Cela va bien plus loin que l'analphabétisme ou l'illetrisme. Je parle ici d'une personne dont la langue maternelle n'existe pas sous forme écrite et qui n'a jamais été confronté à l'écriture. Une personne peut ne pas savoir lire mais savoir identifier un texte, sans pouvoir le lire. Le simple fait de dire qu'on ne sait pas lire implique de savoir identifier un texte et donc de savoir ce qu'est la lecture et l'écriture.
Une personne qui n'a jamais été confronté à l'écriture verra une feuille, mais pas de texte. Plus précisément, elle verra une feuille sur laquelle il y a des tâches d'encre formant des signes. On trouve deux couches de sens (deux niveaux d'information), le fait que ce soit une feuille et le fait qu'il y aie des signes sur cette feuille. A partir de là, il devient évident que ces deux couches existent également pour une personne qui sait lire, pour nous en fait (fatalement, si vous lisez ça, c'est que vous savez lire). Nous ajoutons une couche de sens supplémentaire, celui d'un texte.
J'insiste sur le terme "ajouter". La nature de feuille de papier est portée par l'objet lui-même, de même que les signes. Même en n'ayant jamais vu de feuille papier de sa vie, on peut comprendre ce que c'est la première fois qu'on en rencontre une. C'est un objet avec une certaine taille, une certaine texture, une certaine odeur, un certain son. De même, on peut identifier la présence de signes, même si on ne les comprend pas. Par contre, il faut certaines connaissances pour identifier le texte. Il faut que le lecteur apporte quelque chose pour accéder à ce sens.
Le texte est tellement ancré dans notre culture, nous avons tellement appris à identifier les lettres que nous avons oublié qu'elles ne sont que des dessins. Dans "Le 13e guerrier", Buliwyf, chef viking, parle de "dessiner les sons". Nous, lettrés, donnons un sens particulier à ces dessins. Se placer dans la tête de ceux qui ne connaissent pas l 'écriture est difficile. Ils n'ont naturellement pas de mot pour "écrire", "lire" ou "lettre".
Dans le sens qu'on perçoit dans un objet "feuille de papier avec du texte", on peut distinguer trois couches:
Maintenant, demandons-nous quel sens une personne ne sachant pas lire donnerait à ce texte. Je vais même aller plus loin et prendre plutôt une personne pour qui l'écriture n'existe pas. Cela va bien plus loin que l'analphabétisme ou l'illetrisme. Je parle ici d'une personne dont la langue maternelle n'existe pas sous forme écrite et qui n'a jamais été confronté à l'écriture. Une personne peut ne pas savoir lire mais savoir identifier un texte, sans pouvoir le lire. Le simple fait de dire qu'on ne sait pas lire implique de savoir identifier un texte et donc de savoir ce qu'est la lecture et l'écriture.
Une personne qui n'a jamais été confronté à l'écriture verra une feuille, mais pas de texte. Plus précisément, elle verra une feuille sur laquelle il y a des tâches d'encre formant des signes. On trouve deux couches de sens (deux niveaux d'information), le fait que ce soit une feuille et le fait qu'il y aie des signes sur cette feuille. A partir de là, il devient évident que ces deux couches existent également pour une personne qui sait lire, pour nous en fait (fatalement, si vous lisez ça, c'est que vous savez lire). Nous ajoutons une couche de sens supplémentaire, celui d'un texte.
J'insiste sur le terme "ajouter". La nature de feuille de papier est portée par l'objet lui-même, de même que les signes. Même en n'ayant jamais vu de feuille papier de sa vie, on peut comprendre ce que c'est la première fois qu'on en rencontre une. C'est un objet avec une certaine taille, une certaine texture, une certaine odeur, un certain son. De même, on peut identifier la présence de signes, même si on ne les comprend pas. Par contre, il faut certaines connaissances pour identifier le texte. Il faut que le lecteur apporte quelque chose pour accéder à ce sens.
Le texte est tellement ancré dans notre culture, nous avons tellement appris à identifier les lettres que nous avons oublié qu'elles ne sont que des dessins. Dans "Le 13e guerrier", Buliwyf, chef viking, parle de "dessiner les sons". Nous, lettrés, donnons un sens particulier à ces dessins. Se placer dans la tête de ceux qui ne connaissent pas l 'écriture est difficile. Ils n'ont naturellement pas de mot pour "écrire", "lire" ou "lettre".
Dans le sens qu'on perçoit dans un objet "feuille de papier avec du texte", on peut distinguer trois couches:
- l'objet lui-même
- les signes
- le texte
- l'omniciel et les uniciels
vendredi 7 novembre 2008
Le sens logiciel et le sens logique
Le cœur de ma réflexion réside dans l'opposition entre ce que j'appelle le sens logiciel et le sens logique. Dans chaque billet, je vais essayer d'analyser une situation à travers ces notions. Je vais observer l'informatique à travers la machine de vision (notion venant de Paul Virilio) que constitue le sens logiciel et le sens logique. En termes profanes, je vais étudier l'informatique à l'aune de ces notions. Je sais bien que de nombreux chercheurs ont étudiés le sens en général. Il me semble maladroit de chercher à définir ici cette notion, en tout cas pour l'instant. Je vais utiliser un exemple pour commencer.
Prenons un texte imprimé sur une feuille. Lorsque vous regardez cette feuille, vous voyez un texte. Le contenu de la feuille a le sens logique d'un texte. Si vous passez cette feuille au scanner, sans utiliser de reconnaissance des caractères, vous obtiendrez une image, un fichier ".jpg" probablement. Considérons ce fichier, vous l'ouvrez avec un logiciel permettant de visualiser une image. L'image du texte apparaît, pour vous ce texte en est toujours un, mais pour l'ordinateur, il s'agit d'une image. Pour ce fichier, il y a décalage entre le sens logiciel et le sens logique. Cela reste très basique pour l'instant. Mais les prochains billets développeront la thématique.
Pour me faciliter la vie et la gestion de informations que je vous envoie, je vais terminer chaque billet par quelques pistes ouvertes par le billet qu'il me semble intéressant de développer. Pour ce premier billet les pistes sont:
Prenons un texte imprimé sur une feuille. Lorsque vous regardez cette feuille, vous voyez un texte. Le contenu de la feuille a le sens logique d'un texte. Si vous passez cette feuille au scanner, sans utiliser de reconnaissance des caractères, vous obtiendrez une image, un fichier ".jpg" probablement. Considérons ce fichier, vous l'ouvrez avec un logiciel permettant de visualiser une image. L'image du texte apparaît, pour vous ce texte en est toujours un, mais pour l'ordinateur, il s'agit d'une image. Pour ce fichier, il y a décalage entre le sens logiciel et le sens logique. Cela reste très basique pour l'instant. Mais les prochains billets développeront la thématique.
Pour me faciliter la vie et la gestion de informations que je vous envoie, je vais terminer chaque billet par quelques pistes ouvertes par le billet qu'il me semble intéressant de développer. Pour ce premier billet les pistes sont:
- l'omniciel et les uniciels
- les couches du sens logique
Et c'est parti !
Voici le premier billet. Il va tenir lieu d'introduction. Nous allons parler de la relation entre le logiciel et l'humain. Le matériel pourra aussi intervenir, mais je ne l'ai pas mis dans le titre parce que l'allusion sexuelle tombe à l'eau si le titre devient "Soft, Hard and Wet". L'opposition entre soft et hard fait qu'on pense directement au domaine informatique. Ce choix a peu d'incidence, mais je ne suis pas quelque de très motivé en général. J'essaie de rendre ce que je fais amusant (pour moi, pas forcément pour le lecteur), autant que faire se peut.
Trêve de bavardage, ce blog a pour objectif de me permettre de dire ce que je pense. En tant que doctorant, je sais que mon opinion ne compte pas dans la communauté des chercheurs. Elle compte d'autant moins que l'informatique n'est pas directement mon domaine de recherche. Pour faire court, j'avais le choix entre deux voies pour mon doctorat, une en Sciences de l'Information et de la Communication, l'autre en Sciences de l'Education. Je suis actuellement en Sciences de l'Education, je ne suis donc plus en Infocom. Comme je ne pourrais pas me servir de mes réflexions sur le domaine pour ma thèse pour l'instant. Je vais les exprimer ici.
Trêve de bavardage, ce blog a pour objectif de me permettre de dire ce que je pense. En tant que doctorant, je sais que mon opinion ne compte pas dans la communauté des chercheurs. Elle compte d'autant moins que l'informatique n'est pas directement mon domaine de recherche. Pour faire court, j'avais le choix entre deux voies pour mon doctorat, une en Sciences de l'Information et de la Communication, l'autre en Sciences de l'Education. Je suis actuellement en Sciences de l'Education, je ne suis donc plus en Infocom. Comme je ne pourrais pas me servir de mes réflexions sur le domaine pour ma thèse pour l'instant. Je vais les exprimer ici.
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