mardi 9 décembre 2008

Pour changer un peu

On dirait qu'il sera impossible pour moi de faire un billet par jour. Bon, je vais m'y faire, il n'y a pas de problème et comme personne ne me lit, ce n'est pas très grave. J'ai pour habitude de passer mon temps à me plaindre. Cette fois, je vais traiter de l'inverse du décalage logique, à savoir la concordance logique. Je suis dernièrement passé sur Firefox 3 et j'ai eu quelques bonnes surprises. Parmi ces surprises, deux m'intéressent particulièrement dans la logique de ce blog.

Voilà le contexte, je ferme Firefox alors que plusieurs onglets sont ouverts. Là, une fenêtre s'ouvre et me demande si je veux mémoriser les onglets pour la prochaine session. Il se trouvait qu'à cet instant précis ça ne me servait à rien, mais il aurait pu en aller autrement. Quand on ferme un navigateur, par défaut l'historique n'est pas effacé. Mais les onglets et leur disposition sont perdus. Si l'utilisateur veut retrouver la même configuration, il est obligé de la refaire à la main. L'ordinateur est capable de mémoriser ce genre de chose depuis longtemps, pourquoi cette fonction et surtout le fait de la proposer à l'utilisateur quand il quitte apparaît-elle si tardivement? Certes, cette fonction existait peut-être avant, mais je ne l'ai découverte que maintenant, de mon point de vue, elle vient d'apparaître.

Bref, cette fonction vient combler un décalage logique. Quand vous fermez un navigateur, il agit comme si en aviez terminé avec ce que vous faisiez. Il oublie la disposition des fenêtres, des onglets... Pourtant, on peut être amené à fermer le navigateur sans pour avoir terminé ce qu'on faisait sur le net. Le fermeture de l'application peut avoir différentes causes (manque de batterie, arrivée impromptue de votre patron pendant que vous surfez au boulot...). Ce n'est pas parce qu'on ferme une application qu'on a fini de l'utiliser.

Faisons un parallèle avec des livres, imaginez un chercheur du début du siècle (le 20ème de siècle, pas le 21ème). Il a un grand bureau avec plusieurs livres ouverts, des feuilles de notes. Il s'est construit un plan travail. Si pour une raison ou pour une autre il doit aler faire autre chose, il laisse son plan de travail en plan (NDA: une blague s'est cachée dans cette phrase, faites attention). Quand il reviendra, les livres n'auront pas bougés, en tout cas en théorie.

Dans le cas peu probable où ce chercheur aurait une femme de ménage. Cette dernière pourrait ranger tous les livres et empiler les feuilles, faisant perdre beaucoup de temps à notre chercheur. La seule différence quand on fait ça sur internet, c'est que le logiciel prend soin de mettre un marque-page dans les livres avant de les ranger. Cela facilite un peu les choses au retour du chercheur.

Cet exemple illustre clairement le décalage entre la mémoire logicielle et la mémoire physique. Les livres et feuilles de papier conservent la position dans laquelle on les laisse. Il faut dépenser de l'énergie pour les déplacer. Sur un ordinateur, seules persistent les informations stockés dans la mémoire de masse. Les informations dans la mémoire vive disparaissent quand on éteint l'ordinateur. Elles requièrent de l'énergie pour être maintenue, c'est la cause de leur fragilité.

J'ai fait plus long que prévu sur ce cas. Je traiterai le suivant la prochaine fois.

mercredi 3 décembre 2008

ça fait longtemps...

Et oui, ça fait un petit moment que je n'ai rien posté. En même temps, ce n'est pas si grave, personne ne me lit, à par dans mon imagination. Comme promis, j'arrête les grands théoriques pour partir sur des petits exemples de décalage entre le sens logiciel et le sens logique. L'histoire commence comme une anecdote. Comme d'autres personnes, j'ai ordinateur (ça vous épate hein?) avec plusieurs ports usb et également un hub (il fait aussi support pour mon portable, mais passons). Assez régulièrement, je branche plusieurs périphériques de stockage en même temps. Par exemple, deux clés usb et un disque dur.

Tout va bien jusqu'à ce que je cherche à déconnecter un de ces périphériques. Par prudence, je préfère utiliser la petite icône d'Xp qui permet de déconnecter un périphérique en toute sécurité. Je clique dessus et un menu s'ouvre avec une ligne de type "Retirer périphérique de stockage de masse USB - Lecteur (X:) en toute sécurité" pour chaque périphérique. Avec trois périphériques, il y a trois lignes, forcément, la seule différence entre ces lignes est la lettre attribuée au lecteur. Et fatalement, je ne connais pas par cœur les lettres attribuées à mes disques.

On en vient à un point particulier. En sens logiciel, un périphérique de stockage est identifié par sa lettre. En sens logique, c'est avant tout un objet, on peut aussi faire référence à son contenu si les objets sont identiques. On peut trouver ça insignifiant de devoir ouvrir le poste de travail pour identifier la bonne lettre, mais je l'ai fait tellement de fois que je pense avoir perdu quelques heures de ma vie ainsi.

Les lettres données aux disques ou clés ne sont pas fixes. Elles sont attribuées par la machine, elles changent d'une machine à l'autre et parfois elles changent sur la même machine. Le pire,
c'est qu'on peut donner des noms au disque, mais ces derniers n'apparaissent jamais dans le menu pour déconnecter les périphériques. En sens logiciel, la lettre suffit. Mais en sens logique, elle ne suffit pas. Tout d'abord parce que le cerveau humain a du mal à retenir des correspondances arbitraires (d'où l'existence des moyens mnémotechniques). Oserais-je dire que nous avons du mal à retenir bêtement des informations sans lien logique alors qu'une machine le fait très bien? Disons que oui.

Ensuite, pouvoir donner des noms aux disques permet de les identifier
d'une machine à l'autre ou sur une même machine. Dans ce cas, pourquoi cette possibilité n'a pas de sens logiciel dans le menu pour retirer les périphériques? C'est un mystère. A croire que les concepteurs étaient aussi des machines capables de retenir la lettre de chacun de leur disque. Pour être moins polémique, j'ai une petite théorie issu de mon expérience dans la procédure de test d'un logiciel (plus précisément d'un jeu vidéo). Lorsqu'on teste une fonction, on le fait beaucoup, encore et encore. Forcément, les testeurs ont fini par connaître les lettres de tous leurs disques. Ils n'en changeaient certainement pas tous les jours. Il n'ont donc pas pu identifier ce problème.

C'est tout pour aujourd'hui. A la prochaine, chers lecteurs imaginaires.

mardi 25 novembre 2008

Le retour !!!

Je sais ça fait un certain temps que je n'ai pas poster. Mais j'ai été très occupé. Histoire de faire les choses en douceur aussi bien pour vous que pour moi. Je vais illustrer un exemple précis de décalage entre sens logiciel et sens logique: le réglage du son.

Lorsque vous réglez le son sur votre ordinateur, vous réglez naturellement par rapport au son qui sort des enceintes. C'est logique, mais ce n'est pas logiciel ( ^^). Bref, pour l'ordinateur, le son sortant des enceintes dépend de plusieurs données. Il y a tout d'abord le niveau sonore inscrit dans le fichier, probablement mp3. Ce niveau existe forcément puisqu'il y a des sons plus forts que d'autres dans une chanson. En général, on n'y touche pas. Ensuite, il y a une couche logiciel, qui peut réduire ou amplifier ce son. Cela se règle au niveau du logiciel. Enfin, il y a la couche matériel, le volume sur lequel sont réglées les enceintes.

Le niveau sonore résultant est issu de ces trois réglages. En général, on règle les deux derniers pour obtenir le niveau sonore voulu. Le réglage matériel est le plus stable, on ne change pas d'enceinte régulièrement. Le réglage logiciel peut varier. Tous les logiciels ne gèrent pas le son de la même manière, si on ne veut pas avoir à modifier le réglage matériel, on joue sur le réglage logiciel. Mais il faut le faire pour chaque logiciel qui envoie du son.

Demeure le problème des fichiers. Dans une bibliothèque de fichiers de provenances diverses, les morceaux peuvent être encodé en des niveaux sonores différents. Il est particulièrement pénible de régler le niveau entre deux chansons. Pour y remédier, il existe des logiciels pour uniformiser le niveau sonore de plusieurs fichiers de musique. Mais je suis d'un naturel paresseux, vous avez du le remarquer. Je propose donc quelque chose de plus simple pour l'utilisateur.

En sens logique, quand on règle le son, on règle le niveau sonore sortant. C'est sur ce dernier qu'on se base. Le réglage se fait à travers le retour que l'on a. Je propose donc de reprendre ce principe et de centraliser tous les réglages logiciels et matériels en un seul qui serait fonction du niveau sonore sortant.

Pratiquement, l'utilisateur détermine un niveau sonore moyen et l'ordinateur adapte les réglages pour que la moyenne sonore de chaque fichier soit égale à la moyenne choisie par l'utilisateur. On pourra éventuellement utiliser le micro pour mesurer le retour. Les indicateurs sonores du système d'exploitation seraient également mis à niveau pour être audible dans le musique mais sans faire sursauter l'utilisateur.

vendredi 14 novembre 2008

Les hyperliens automatiques

Je sais je suis un peu en retard, enfin si on considère que je vis à GMT+1. En fonction de l'heure à laquelle vit blogger peut-être que ce billet arrivera hier, enfin vendredi quoi. C'est déjà un exemple de décalage entre le sens logique et le sens logiciel. J'avais évoqué le coût exorbitant pour l'utilisateur s'il devait mettre en place lui-même tous les tags liés à un image. S'il y en avait seulement quelques-uns, ça serait sans doute faisable, mais notre cerveau peut créer beaucoup trop de lien à partir d'un seul élément.

Tout d'abord, nous ne pouvons pas contrôler notre pensée. Dire à quelque de ne pas penser à un éléphant rose est le meilleur moyen pour que cette personne y pense. Je ne vais pas chercher d'explication psychologique ou autre, mais lorsqu'on perçoit une information, on y associe forcément quelque chose, ne serait-ce que son sens quand il s'agit d'un mot. Au contraire, une machine ne fait que ce qu'on lui dit. Elle ne crée que les liens qu'on lui dit de créer.

S'ajoute à cela le principe d'omniciel. Il est plus facile de créer un lien vers des fichiers qu'on peut lire, comme notre cerveau s'occupe de tous les types de fichiers il peut les relier entre eux. On peut aussi prendre en compte notre capacité à raisonner sur le sens plutôt que sur le mot. Quand vous entrez "batterie" dans Google, vous avez un référencement des pages qui utilisent ce mot. Il y aura plusieurs pages pour chaque utilisation du terme. Notre cerveau au contraire référencerait plutôt les utilisations. On aboutit à moins de possibilités, mais chaque utilisation se place dans un champ qui la relie automatiquement à d'autres termes. Et cela peut aller très loin et très vite.

jeudi 13 novembre 2008

Une petite explication

Voilà le topo, il est tard, je lève tôt demain. Je sais bien que si je lance sur une réflexion autour des hyperliens, de l'entendement ou de la représentation, j'en ai pour une heure ou deux. Afin de poursuivre dans mon délire qui consiste à publier un billet par jour en faisant comme si j'avais des lecteurs, je profite de l'occasion pour donner quelques explications. Jusqu'au billet sur le classement chaotique, mes idées étaient en quelque sorte ordonnées. Le thème du chaos a été prémonitoire puisque c'est le mot qui correspond à l'état logique de ce que je n'ai pas encore expliqué.

Je veux dire par là que mes premiers billets ont été mûrement réfléchis. La suite de la réflexion n'est pas encore établi. Je ne sais pas si ça se voit déjà pour le classement chaotique, mais je l'ai senti à la rédaction. Ce fut le billet le plus long et le plus difficile à écrire. Comme le reste n'est pas structuré et encore moins linéarisé, je vais abandonner toute idée de structure et dire les choses comme elles me viennent au jour le jour. J'aurais quand même une sorte de carnet de bord pour dire quoi j'ai parlé. Je ferais en sorte de lancer, à chaque billet, une idée ou une piste pour rapprocher le sens logiciel du sens logique. J'espère que je ne vais pas trop radoter.

A part ça, je vais participer à une manifestation pendant la semaine prochaine, je participe à une manifestation appelée "les Doctoriales 2008". C'est un peu comme la Star'ac sans éliminations mais avec 80 doctorants de diverses matières qu'on essaie de faire travailler ensemble. Je pense que ça peut être très drôle. Il se pourrait, mais ce n'est pas encore sûr, que je fasse un journal de cette semaine. Je ne vais pas créer un autre blog pour le faire et puis c'est moi qui commande ici. Il n'y a pas réellement de lecteur, personne ne peut se plaindre de ce que je fais. Au passage, ce billet est le second tagué "métacom" pour métacommunication. En gros, ça veut dire que ce billet parle du blog au lieu de se cantonner de son contenu.

mercredi 12 novembre 2008

La malléabilité des représentations

Revenons à notre ensemble de livre. Imaginons que vous soyez de manière très claire leur rangement dans votre bibliothèque. Vous imaginez donc dans votre tête les différences façon de les ranger et vous obtenez une image mentale, une représentation, très claire du résultat. Vous pouvez imaginez que vous les classer selon différents critères avant de choisir celui qui convient le mieux. Pourquoi est-ce plus facile de réfléchir au classement avant de classer réellement plutôt que de tester plusieurs manières de le faire ?

Tout simplement parce que tester dans le monde matériel coûte beaucoup d'énergie que dans le monde des représentations. Dans ce monde, vous ne faites que manipulez de l'information. Modifier une information, qui plus est dans votre cerveau, est plus facile que remplir une bibliothèque. Cela ne prend qu'un instant d'imaginer un autre critère de rangement. Certes, selon le nombre d'éléments à prendre en compte, il peut être difficile de se le représenter. Cela nous renvoie à la différence entre l'entendement et la représentation. Ce point sera traité plus tard.

Le côté pratique de l'informatique repose aussi sur une réduction de l'énergie à dépenser pour réaliser une tâche. Par exemple, recopier un texte se fait rapidement grâce à des raccourcis. Ces mêmes raccourcis sont des réductions de l'énergie nécessaire pour réaliser des tâches dont les commandes "non-raccourcis" peuvent être une peu plus longue. Par exemple Ctrl+C demande moins d'énergie que de déplacer la souris pour cliquer sur Edition/Copier. On peut également réorganiser ces fichiers assez facilement. Mais un fichier est toujours à un seul endroit. On peut mettre des copies, ou des raccourcis, mais c'est exactement comme mettre un autre exemplaire du livre à un autre endroit de la bibliothèque.

Certes, il existe des outils de recherche. Un livre traitant de deux thèmes pourra être retrouver par un recherche sur l'un ou l'autre des thèmes ou les deux. Mais ça fonctionne parce que l'outil en question est capable de comprendre, dans une certaine mesure, le contenu d'un fichier texte. Jouons les vicieux et considérons une image ou plutôt une photo. Sans élément tangible au sens logiciel (titre, date, taille...), c'est très compliqué de retrouver une photo. Les gens ordonnés peuvent mettre en place des classifications très précises et efficaces. Mais cela dépend des besoins et demande du travail et de l'énergie, le contraire du classement chaotique.

De plus une photo de famille représentant l'île de la Réunion doit-elle aller dans le dossier "Famille" ou le dossier "Réunion". En considérant que les deux dossiers existent et contiennent déjà des photos, on hésiterait plutôt entre "Famille/Réunion" et "Réunion/Famille". En sens logique, elle EST simultanément dans les deux, en sens logiciel, il faut choisir. J'en vois déjà un qui lève le doigt en me disant que les tags permettent de faire ça. C'est en partie vrai, en partie seulement. Taguer le photo avec "Famille" et "Réunion" permet de la retrouver via les deux mots-clés. Le tag est un solution pour donner un sens logicielle aux associations autour du contenu d'un fichier, mais il faut dépenser de l'énergie pour le mettre en place.

Il faut aller plus loin dans l'utilisation du tag qui doit devenir plus qu'un mot-clé. Plutôt que de compliqué les explications, je vais partir de quelque chose qui existe. L'historique des navigateurs internet permet d'afficher et de classer les sites par date, par fréquentation, par site... C'est ce que je voudrais mais pour tout les restes et pour tous les critères imaginables. Le souci est que jusqu'à présent, les tags ne sont pas tagués. Je pousse peut-être le bouchon, mais les tags ont, à ma connaissance, tous le même statut. On ne peut pas savoir que le critère "Réunion" correspond à un lieu et non pas à une activité.

Malgré tout, même si un tel outil existait, je doute que je m'en servirais. Il y a un gros problème pratique à son utilisation. Il pourrait y avoir une infinité de catégories de tags et il faudrait les définir pour chaque fichier. C'est trop coûteux en temps et en énergie. Cela nous ramène en plein dans les sens logiciel et le sens logique. Les deux points à traiter à partir de cette réflexion sont:
  • l'entendement et la représentation
  • les hyperliens automatiques

mardi 11 novembre 2008

Le classement chaotique

Les choses sérieuses commencent maintenant. Ce que je veux dire par là, c'est que je navigue à vue à partir de maintenant. Je n'ai pas encore poussé la réflexion de ce côté. Il se pourrait que ça soit moins précis et moins structuré que ce qu'il y a eu auparavant. Mais bon, je ne vais pas attendre d'avoir tout terminer pour commencer à le noter.

J'ai énoncé une série de principes qui créant du décalage logique. J'ai également dit qu'ils ne relevaient pas de l'opposition omniciel/uniciel. Ce n'est qu'en partie vrai. Le décalage logique, dont il est question dans ce billet, est lié à cette opposition. Il se pourrait qu'il en aille de même pour les autres. Rendons tout d'abord à César ce qui est à César, j'emprunte cette notion de classement chaotique à la société Xamance qui commercialise un appareil appelé la Xambox.

Cette dernière fonctionne un peu comme un documentaliste. Elle scanne les papiers qu'on lui donne, les numérise, identifie le texte sur ces derniers et identifier l'endroit où le papier est stocké. Pour retrouver un document, il suffit de faire une recherche par mots-clés et le logiciel vous indique l'endroit exact où se trouve le document. Après consultation, vous remettez le document non pas à sa place mais au sommet de la pile. La nouvelle position sera mémorisée par le logiciel. En gros, il devient inutile de classer ces documents.

La xambox apporte une réponse nouvelle à un problème très ancien, celui du classement. Imaginez un ensemble de livres que vous devez classer dans une bibliothèque. Il y a de nombreuses manières de les classer, par titre, auteur, thème, taille, couleur, collection... Il est possible de classer par exemple par collection et à l'intérieur de chaque collection de classer par auteur. Les critères sont donc hiérarchisés, la collection passe avant l'auteur. Si un auteur a publié dans deux collections, ces deux ouvrages ne seront pas physiquement proches. Sur le plan logique au contraire, il y aura un lien entre eux. Dans le monde réel, physique et tangible, on ne peut pas classer selon plusieurs critères simultanément.

La raison en est simple, un objet réel ne peut être à deux endroits en même temps et on ne peut mettre qu'un seul objet à une position précise. Dans une rangée de livre, il n'y a qu'un seul livre en première position, il faut donc un moyen de choisir entre deux livres proches lequel on met en premier. Par contre, en sens logique, un livre appartient simultanément à plusieurs groupes (auteur, collection, préférence du lecteur...). Un même peut se trouver à plusieurs endroits simultanément. Le problème de position ne se pose pas car il n'y a pas de contraintes spatiales en sens logique. Il s'agit d'un décalage entre le sens logique et le sens physique. Mais concrètement, les objets informatiques obéissent aux lois physiques, il est normal qu'elles fonctionnent de manière analogue.

La prochaine fois nous tenteront d'expliquer le classement chaotique par un autre principe:
  • la malléabilité des représentations