On dirait qu'il sera impossible pour moi de faire un billet par jour. Bon, je vais m'y faire, il n'y a pas de problème et comme personne ne me lit, ce n'est pas très grave. J'ai pour habitude de passer mon temps à me plaindre. Cette fois, je vais traiter de l'inverse du décalage logique, à savoir la concordance logique. Je suis dernièrement passé sur Firefox 3 et j'ai eu quelques bonnes surprises. Parmi ces surprises, deux m'intéressent particulièrement dans la logique de ce blog.
Voilà le contexte, je ferme Firefox alors que plusieurs onglets sont ouverts. Là, une fenêtre s'ouvre et me demande si je veux mémoriser les onglets pour la prochaine session. Il se trouvait qu'à cet instant précis ça ne me servait à rien, mais il aurait pu en aller autrement. Quand on ferme un navigateur, par défaut l'historique n'est pas effacé. Mais les onglets et leur disposition sont perdus. Si l'utilisateur veut retrouver la même configuration, il est obligé de la refaire à la main. L'ordinateur est capable de mémoriser ce genre de chose depuis longtemps, pourquoi cette fonction et surtout le fait de la proposer à l'utilisateur quand il quitte apparaît-elle si tardivement? Certes, cette fonction existait peut-être avant, mais je ne l'ai découverte que maintenant, de mon point de vue, elle vient d'apparaître.
Bref, cette fonction vient combler un décalage logique. Quand vous fermez un navigateur, il agit comme si en aviez terminé avec ce que vous faisiez. Il oublie la disposition des fenêtres, des onglets... Pourtant, on peut être amené à fermer le navigateur sans pour avoir terminé ce qu'on faisait sur le net. Le fermeture de l'application peut avoir différentes causes (manque de batterie, arrivée impromptue de votre patron pendant que vous surfez au boulot...). Ce n'est pas parce qu'on ferme une application qu'on a fini de l'utiliser.
Faisons un parallèle avec des livres, imaginez un chercheur du début du siècle (le 20ème de siècle, pas le 21ème). Il a un grand bureau avec plusieurs livres ouverts, des feuilles de notes. Il s'est construit un plan travail. Si pour une raison ou pour une autre il doit aler faire autre chose, il laisse son plan de travail en plan (NDA: une blague s'est cachée dans cette phrase, faites attention). Quand il reviendra, les livres n'auront pas bougés, en tout cas en théorie.
Dans le cas peu probable où ce chercheur aurait une femme de ménage. Cette dernière pourrait ranger tous les livres et empiler les feuilles, faisant perdre beaucoup de temps à notre chercheur. La seule différence quand on fait ça sur internet, c'est que le logiciel prend soin de mettre un marque-page dans les livres avant de les ranger. Cela facilite un peu les choses au retour du chercheur.
Cet exemple illustre clairement le décalage entre la mémoire logicielle et la mémoire physique. Les livres et feuilles de papier conservent la position dans laquelle on les laisse. Il faut dépenser de l'énergie pour les déplacer. Sur un ordinateur, seules persistent les informations stockés dans la mémoire de masse. Les informations dans la mémoire vive disparaissent quand on éteint l'ordinateur. Elles requièrent de l'énergie pour être maintenue, c'est la cause de leur fragilité.
J'ai fait plus long que prévu sur ce cas. Je traiterai le suivant la prochaine fois.
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